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Bali par régions, pas par plages

Une chaîne de volcans traverse l'île, et tout en découle. Ce que change le choix entre les collines, le sud et la côte est.

Bali par régions, pas par plages

Une chaîne de volcans traverse Bali d'est en ouest, et tout en découle. Les pluies tombent sur les hauteurs, l'eau redescend, et les villages s'en partagent l'usage depuis des siècles par le subak — un réseau de canaux, de barrages et de temples d'eau administré par les cultivateurs eux-mêmes. Les rizières en terrasses ne sont donc pas un décor : ce sont les parcelles d'un système d'irrigation encore en service, et c'est pour cela que le paysage change tous les dix kilomètres.

Les collines du centre. Autour d'Ubud, l'air est plus frais que sur la côte et les nuits se passent souvent sans climatisation. C'est là que se trouvent les terrasses photographiées, les ateliers, les temples, et la plus forte concentration de maisons à louer avec vue sur une vallée. Le revers est la circulation : les routes du centre sont étroites, et vingt kilomètres peuvent demander une heure à certaines heures.

Le sud. Canggu, Seminyak et la péninsule de Bukit alignent les plages de sable sombre, d'origine volcanique, où la houle de l'océan Indien arrive sans obstacle. C'est le surf, et ce sont aussi des courants qui se respectent. L'aéroport est là, les commerces aussi, et la densité est la plus forte de l'île. À la pointe de Bukit, la côte tombe en falaises calcaires sur des criques étroites : un tout autre paysage, à quinze kilomètres du précédent.

L'est et le nord. Autour d'Amed et de Candidasa, la mer est plus calme, les villages plus petits, et le fond descend assez vite pour que la plongée se pratique depuis le bord. Au nord, autour de Lovina, le sable est noir et la fréquentation faible. C'est le choix d'un séjour lent, à deux ou trois heures de route de l'aéroport — et cette durée est à prendre au sérieux, les trajets se faisant rarement à la vitesse annoncée.

Ce qu'on loue. La villa balinaise classique est ouverte : pavillons séparés, salle de bain parfois à ciel ouvert, piscine au centre, et un temple de famille dans un angle de la parcelle. C'est agréable, et cela demande deux vérifications — la présence de moustiquaires, et ce qui se passe à la saison des pluies, de novembre à mars, quand les averses sont quotidiennes et brèves. Beaucoup de maisons se louent avec du personnel : il vaut mieux savoir si c'est le cas et ce que cela recouvre.

Se déplacer, et le jour où rien ne bouge. Le scooter est le moyen le plus répandu, et c'est aussi la première cause d'accident pour les visiteurs : un permis international avec la mention deux-roues est exigé, et sans lui l'assurance ne couvre rien. L'autre usage, bien plus courant qu'on ne croit, est de louer une voiture avec chauffeur à la journée, pour un prix qui surprend par sa modestie. Un jour par an, enfin, l'île s'arrête entièrement : à Nyepi, le jour du silence balinais, l'aéroport ferme, les routes sont interdites et l'on reste chez soi — à vérifier avant de poser des dates en mars.

Nos adresses de Bali se louent en direct avec leurs propriétaires, qui connaissent l'heure à laquelle la route se dégage et le temple dont la cérémonie ferme une rue.