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Le Luberon quand ce n’est pas août

Onze mois sur douze, les villages perchés appartiennent à ceux qui y habitent. C’est aussi à ce moment-là qu’on peut y louer une maison.

Le Luberon quand ce n’est pas août

En août, Gordes reçoit plus de visiteurs en une journée qu’elle ne compte d’habitants à l’année. On y vient pour une carte postale, on repart avec le souvenir d’un parking. Ce n’est pas une raison de renoncer au Luberon : c’est une raison d’y aller à un autre moment.

Mai. Les cerisiers ont fini, les coquelicots commencent, et les terrasses des cafés sont rendues aux gens du village. Les nuits restent fraîches — on allume encore la cheminée dans les maisons de pierre, ce qui est exactement pourquoi elles en ont une.

Septembre. C’est le mois que les propriétaires gardent pour eux quand ils le peuvent, et cela devrait suffire à vous convaincre. L’eau des piscines est à la température qu’elle a mis tout l’été à atteindre, les vendanges commencent, et les marchés retrouvent leur vitesse normale.

Octobre. La lumière change complètement. Les ocres de Roussillon, qui écrasent tout en plein soleil de juillet, deviennent lisibles. On marche dans la forêt de cèdres sans transpirer. Beaucoup de restaurants ferment, ce qui est un inconvénient réel : renseignez-vous avant, et faites vos courses au marché d’Apt le samedi.

Un dernier point, qui n’est pas romantique : les tarifs. Une maison à six cent vingt euros la nuit en août s’en trouve souvent à trois cents en mai, pour la même maison et le même propriétaire. Personne ne le cache, mais personne ne le met en avant non plus.