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Louer en Corse : la côte ou l'intérieur

L'île est une montagne dans la mer, et les distances y trompent. Ce que l'on gagne à loger au bord de l'eau, et ce que l'on y perd.

Louer en Corse : la côte ou l'intérieur

Cinquante kilomètres de route de montagne demandent facilement deux heures. C'est le premier fait à intégrer avant de réserver, parce qu'il déclasse toutes les cartes : une maison à quarante minutes de Porto-Vecchio peut en demander soixante-quinze si la route passe par un col. Les trajets se vérifient sur un calculateur d'itinéraire, jamais au compas, et le décompte se fait dans les deux sens — la montée et la descente ne prennent pas le même temps.

Loger sur la côte. C'est ce que font la plupart des séjours, et il y a de bonnes raisons : les plages du sud — Palombaggia, Santa Giulia, la Rondinara — n'ont pas d'équivalent en Méditerranée occidentale, et la mer y reste tiède jusqu'en octobre. Le prix de cette facilité est la densité : au cœur de l'été, les parkings des plages du sud se remplissent avant neuf heures, et les routes qui les desservent sont étroites. Calvi et la Balagne, au nord-ouest, respirent mieux à la même période, et le golfe de Porto offre les calanques de Piana à la place des grandes plages.

Loger dans l'intérieur. Corte, le Niolu, la Castagniccia, l'Alta Rocca : on y loue pour nettement moins cher, les villages vivent à l'année, et les nuits d'août y sont fraîches. Les gorges de la Restonica et les aiguilles de Bavella sont à la porte, les sentiers aussi. La contrepartie est le temps de route : compter une heure pour descendre à la mer, parfois davantage au retour. C'est le bon choix pour un séjour de marche, pour un mois d'août, ou pour qui connaît déjà la côte.

Quand venir. Mai et juin donnent l'île verte, les torrents pleins et une mer encore fraîche. Septembre inverse l'équation : la mer est à son maximum, la végétation a grillé, et la fréquentation retombe dès la fin août. Juillet et août restent le pic, pour les prix comme pour la circulation, et la traversée maritime avec un véhicule se réserve plusieurs mois à l'avance — c'est le point sur lequel on s'y prend le plus souvent trop tard.

Ce qu'on oublie. Les commerces ferment tôt hors des villes, et certains villages n'ont qu'une épicerie. L'eau chaude vient souvent d'un ballon : cinq douches le même soir demandent de s'organiser. Enfin, l'île entière est exposée au risque d'incendie l'été, et l'accès à certains massifs peut se fermer par arrêté du jour au lendemain ; le propriétaire est la meilleure source sur ce point, bien avant un site de randonnée.

Le bateau ou l'avion. Les deux se défendent, et le calcul n'est pas celui qu'on croit. L'avion met moins de deux heures depuis Paris et dessert quatre aéroports, mais il faut louer un véhicule sur place, et les tarifs d'été partent très haut si l'on s'y prend tard. Le bateau depuis Marseille, Toulon ou Nice prend une nuit ou une demi-journée et permet d'emmener sa propre voiture, ce qui change le budget pour une famille — à condition de réserver le passage plusieurs mois à l'avance, car les traversées avec véhicule sont les premières complètes.

Nos adresses de Corse se louent en direct avec leurs propriétaires, qui connaissent les routes, les horaires de bateau et la plage où l'on se gare encore à onze heures.