Louer une villa au Pays basque, de Biarritz à la montagne
Trente kilomètres de côte, et la montagne à moins d'une heure. Où loger selon ce qu'on vient chercher, et ce que change la pluie.

Le Pays basque français tient dans un mouchoir : une trentaine de kilomètres de côte entre l'Adour et la Bidassoa, et guère plus avant les premiers sommets. On peut nager le matin et marcher sur une crête l'après-midi, ce qui n'est vrai nulle part ailleurs sur l'Atlantique français. Choisir où loger revient donc à décider où l'on passe le plus de temps, pas ce dont on se prive.
Biarritz. La ville garde l'allure que lui a donnée le Second Empire, et le bâti suit : villas de la fin du XIXᵉ siècle, immeubles des années trente, et des quartiers résidentiels où l'on loue une maison à dix minutes à pied de la Grande Plage. C'est animé toute l'année, cher en août, et c'est la seule commune de la côte où l'on se passe vraiment de voiture. La houle y est régulière, et la Côte des Basques reste la plage où l'on apprend à surfer.
Entre Biarritz et la frontière. Bidart et Guéthary sont des villages de falaise, plus calmes, dont les plages se gagnent par un escalier. Saint-Jean-de-Luz offre autre chose : une baie fermée par trois digues, donc une mer sans vague — rare sur cette côte, et décisif avec de jeunes enfants. Son port de pêche fonctionne encore, la ville vit à l'année, et Ciboure lui fait face de l'autre côté du chenal. Hendaye ferme la côte au sud avec trois kilomètres de sable et la plage la plus abritée du littoral.
L'intérieur. À quinze minutes de la côte, les prix baissent et le paysage change : Arcangues, Ahetze, Saint-Pée-sur-Nivelle, puis Espelette, Ainhoa et Sare, où les maisons labourdines alignent leurs colombages rouges sous des façades blanchies à la chaux. On y loue une ferme ou une villa avec du terrain pour le prix d'un appartement sur le front de mer, et l'on reste à vingt minutes de la plage. La contrepartie est simple : la voiture devient indispensable, et les routes de l'arrière-pays sont étroites.
Ce qu'il faut savoir du climat. Il pleut ici plus qu'ailleurs sur cette côte, y compris en juillet, et c'est ce qui fait la campagne verte toute l'année. Les averses sont souvent courtes et franches plutôt que longues et grises. Septembre est le meilleur mois : l'eau est à sa température la plus haute, les plages ont désarmé, et les fêtes de village sont passées — sauf si c'est pour elles que vous venez, auquel cas il faut réserver longtemps à l'avance.
La frontière, qui n'en est plus une. Hendaye et Irun se touchent, et l'Espagne change tout à l'échelle d'un séjour : Saint-Sébastien est à quarante minutes de Biarritz, Bilbao à une heure quarante, Pampelune à moins de deux heures. On y va pour une journée, pour un musée ou pour manger, et l'on revient dormir. C'est une particularité réelle de cette côte, et elle double ce qu'on peut en faire sans changer de maison — à condition de vérifier que l'assurance du véhicule de location couvre le passage.
Nos adresses du Pays basque se louent en direct avec leurs propriétaires. Ce sont eux qui savent si la plage du bas reste accessible à marée haute, et à quelle heure le brouillard se lève sur la Rhune.