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Une maison en Périgord, au pied des falaises

Quatre Périgord, quatre couleurs, et des villages entiers bâtis sous un surplomb de calcaire. Où loger selon ce qu'on vient voir.

Une maison en Périgord, au pied des falaises

Le département se découpe en quatre, et les noms servent encore à se repérer. Le Périgord noir, autour de Sarlat, doit sa couleur aux chênes verts qui couvrent ses causses ; le Périgord blanc, autour de Périgueux, au calcaire clair de ses collines ; le vert, au nord, aux forêts de feuillus qui annoncent le Limousin ; le pourpre, au sud-ouest, aux vignes de Bergerac. Ce découpage n'est pas touristique : il décrit des paysages qui changent vraiment d'un bout à l'autre.

La vallée, et ses deux rives. La Dordogne a creusé son lit entre des falaises de calcaire, et les châteaux se sont installés en face les uns des autres, aux points où l'on contrôlait le passage : Beynac et Castelnaud se regardent depuis six siècles, de part et d'autre de la rivière. C'est là que se concentre l'essentiel des visites, et c'est aussi là que l'on circule le moins bien en août. Loger à quelques kilomètres au-dessus de la vallée coûte moins cher, donne la vue, et épargne les files du matin.

Les abris sous roche. Ce que le Périgord a d'unique n'est pas ses châteaux mais sa pierre : des villages entiers — La Roque-Gageac, Saint-Léon, Les Eyzies — se sont bâtis sous un surplomb de calcaire, en l'utilisant comme mur et comme toit. Le même relief a abrité les occupations préhistoriques dont la vallée de la Vézère porte les traces, Lascaux en tête. Les grottes se réservent, parfois des semaines à l'avance l'été, et les billets ne se prennent pas sur place.

Ce qui se mange. Le marché est l'institution locale, et il change de ville chaque jour : Sarlat le mercredi et le samedi, Périgueux le mercredi et le samedi aussi, Issigeac le dimanche. L'hiver, les marchés aux truffes s'y ajoutent, de décembre à février. Le reste de l'année, c'est la noix, le cèpe en automne, et la vigne de Bergerac et de Monbazillac au sud-ouest.

Quand venir. Mai, juin et septembre donnent la vallée verte et des sites accessibles sans attente. Juillet et août remplissent Sarlat et les châteaux ; la rivière, en revanche, reste praticable en canoë tout l'été, le matin de préférence. L'hiver est humide et calme, et c'est la saison de la truffe — pour qui vient pour cela, les maisons de pierre ont des cheminées qui servent.

La rivière, qui se descend. La Dordogne est navigable en canoë sur une bonne partie de son cours périgourdin, et c'est la meilleure façon de voir les châteaux : depuis l'eau, ils reprennent la position qu'ils avaient quand il s'agissait de contrôler un gué. Les bases louent à la demi-journée ou à la journée et ramènent en navette ; le courant fait presque tout le travail, et la descente classique entre Carsac et Beynac se fait sans expérience particulière. Mieux vaut partir tôt : l'après-midi, la rivière est aussi fréquentée que la route.

Nos adresses du Périgord se louent en direct avec leurs propriétaires, qui connaissent le jour du marché voisin et l'heure où la vallée se dégage.