Location de vacances dans les Pyrénées
entre particuliers, sans commission
Quatre cent trente kilomètres de montagne d'un océan à l'autre, deux cent trente sommets au-dessus de trois mille mètres, et une densité de population qui n'a rien à voir avec celle des Alpes. C'est la première chose que remarquent ceux qui y viennent pour la première fois : on y marche une journée entière sans croiser trente personnes, et les villages de fond de vallée sont encore habités à l'année.
Louer en direct auprès du propriétaire prend ici tout son sens, parce que la montagne se décide la veille au soir. L'état d'un sentier, la fermeture d'un col, l'heure à laquelle l'orage monte en août, la route qui mène au parking du cirque et qui est pleine à huit heures : ce sont des renseignements qui ne figurent nulle part et que quelqu'un qui habite la vallée donne en trois phrases.
Nos hébergements — Pyrénées
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D'ouest en est, quatre pays
Les Pyrénées béarnaises — vallées d'Aspe et d'Ossau, Laruns, Gourette, Artouste — sont les plus vertes et les plus pastorales. Le pic du Midi d'Ossau y domine tout ; les estives sont encore parcourues par les troupeaux et le fromage de brebis se vend à la cabane. C'est aussi la porte du Somport et de l'Aragon espagnol.
Les Hautes-Pyrénées sont le cœur : Cauterets, Luz-Saint-Sauveur, Gavarnie, Barèges, Saint-Lary, le Tourmalet et le pic du Midi de Bigorre. Le cirque de Gavarnie et sa cascade de quatre cent vingt-trois mètres sont classés au patrimoine mondial, comme le Mont-Perdu qui le surplombe. C'est la partie la plus visitée du massif, et la plus équipée.
Le Comminges et le Couserans — Luchon, Saint-Girons, Aulus, le lac d'Oô — sont plus discrets, plus boisés, et nettement moins chers. Luchon est une ville thermale de la Belle Époque avec un téléphérique qui monte à Superbagnères ; l'Ariège voisine est la partie la plus sauvage de la chaîne française.
La Cerdagne et le Conflent, à l'est, changent de climat : trois cents jours de soleil, l'altitude et la lumière du Roussillon. Font-Romeu, Les Angles, le Train jaune, les citadelles de Villefranche et de Mont-Louis, le Canigou en toile de fond. C'est la partie la plus ensoleillée des Pyrénées, et la moins connue des Français du Nord.
L'été, la vraie saison
Contrairement aux Alpes, les Pyrénées se remplissent d'abord l'été. La randonnée y est la première activité, avec un réseau de sentiers considérable : le GR 10 traverse la chaîne d'Hendaye à Banyuls en cinquante jours, et se pratique surtout par tronçons d'une semaine, de refuge en refuge.
Trois marches accessibles à tous, à faire au moins une fois : le cirque de Gavarnie depuis le village — deux heures aller-retour, sans difficulté, jusqu'au pied de la grande cascade ; le lac de Gaube au-dessus de Cauterets, accessible par télésiège puis vingt minutes de marche ; et le lac d'Oô près de Luchon, deux heures et demie aller-retour.
L'orage d'après-midi est la règle en juillet et août, pas l'exception. Le principe de sécurité tient en une phrase : partir tôt, être redescendu des crêtes avant quatorze heures. C'est la première chose que dira un propriétaire de la vallée, et c'est celle qui compte le plus.
Les parkings d'accès aux grands sites — Gavarnie, le pont d'Espagne, le lac d'Oô, Orédon — sont pleins entre huit et neuf heures en août, et beaucoup sont désormais payants ou desservis par navette. Là encore, l'heure de départ décide de la journée.
L'hiver, les thermes et le pic du Midi
Les stations pyrénéennes sont plus petites que celles des Alpes et nettement moins chères : le forfait journée y coûte souvent quinze à vingt euros de moins, et l'hébergement dans la même proportion. Saint-Lary, Cauterets, Peyragudes, Piau-Engaly, Font-Romeu et Les Angles sont les principales.
L'enneigement est plus variable qu'en altitude alpine, avec des massifs qui culminent moins haut et une influence océanique marquée à l'ouest. Février est le mois le plus sûr ; les stations de Cerdagne, plus hautes et plus continentales, tiennent mieux en fin de saison.
Le thermalisme est une institution pyrénéenne et il fait partie du séjour d'hiver : Cauterets, Luz, Barèges, Luchon, Ax-les-Thermes, Aulus, Saint-Thomas ont tous leurs bains, souvent en plein air. Une fin de journée dans une eau à trente-huit degrés, face aux sommets enneigés, est l'un des plaisirs les mieux gardés de la chaîne.
Le pic du Midi de Bigorre — deux mille huit cent soixante-dix-sept mètres, accessible par téléphérique depuis La Mongie — abrite un observatoire astronomique et l'un des plus grands ciels étoilés d'Europe. On peut y passer la nuit : l'expérience est chère et se réserve des mois à l'avance, mais elle n'a pas d'équivalent.
Ce qu'on trouve à louer, et à quel prix
Le parc locatif pyrénéen est fait de deux choses très différentes. Dans les stations, des appartements de résidence, souvent petits, à des tarifs raisonnables et très variables selon la semaine. Dans les vallées, des granges et des maisons de pierre rénovées — parfois de grande taille, avec du terrain — qui sont ce que la chaîne a de plus intéressant à proposer.
Le fond de vallée coûte deux fois moins cher que la station, pour dix à vingt minutes de route. Loger à Luz plutôt qu'à Barèges, à Arreau plutôt qu'à Saint-Lary, à Argelès plutôt qu'à Cauterets change le budget d'une semaine de plusieurs centaines d'euros — et donne accès à un village qui vit à l'année plutôt qu'à une résidence vide en intersaison.
Le stationnement et l'accès en hiver sont les deux questions à poser. Une maison de vallée à mille mètres peut demander des pneus hiver ou des chaînes plusieurs jours par an ; c'est sans gravité quand on le sait, désagréable quand on le découvre.
L'Espagne et l'Andorre sont à portée depuis presque toutes les vallées : le Somport, le tunnel de Bielsa, le col du Pourtalet, le port d'Envalira. Aragon et Catalogne sont des destinations de journée, et les tunnels restent ouverts l'hiver.
La règle de l'été
L'orage d'après-midi est la norme en juillet et août. Partir tôt, être redescendu des crêtes avant quatorze heures : c'est la première chose que dira un habitant de la vallée.
Le bon réflexe
Les parkings de Gavarnie, du pont d'Espagne ou du lac d'Oô sont pleins entre 8 h et 9 h en août. L'heure de départ décide de la journée plus que le programme.
Le bon choix
Le fond de vallée coûte moitié moins que la station, à dix ou vingt minutes — et le village y vit à l'année. Demandez si l'accès demande des pneus hiver.
Louer en direct — Pyrénées
Quel budget pour une semaine dans les Pyrénées ?
Comptez 400 à 700 € la semaine pour quatre personnes en été, dans une maison de vallée en Bigorre, en Couserans ou en Béarn. En station et en février, un appartement pour quatre va de 600 à 1 200 € selon l'emplacement, ce qui reste inférieur d'un tiers aux tarifs alpins équivalents. Une grande maison de pierre avec du terrain se trouve entre 900 et 1 600 € la semaine en août. En louant en direct, aucune commission ni frais de service ne s'ajoutent au prix affiché.
Été ou hiver ?
L'été est la saison principale des Pyrénées, et de loin : randonnée, lacs, cols mythiques du cyclisme, cirques glaciaires, villages ouverts. Juin à septembre, avec un pic en août. L'hiver a deux atouts propres — des stations moins chères que dans les Alpes et un thermalisme de plein air remarquable — mais un enneigement plus variable, surtout à l'ouest et en début de saison.
Les Pyrénées conviennent-elles avec de jeunes enfants ?
Oui, à condition de choisir la vallée plutôt que la haute montagne. Le lac de Gaube au-dessus de Cauterets s'atteint en télésiège puis vingt minutes de marche ; le cirque de Gavarnie est plat sur deux kilomètres ; le train d'Artouste, le Train jaune de Cerdagne et le téléphérique du pic du Midi sont des sorties d'une demi-journée sans effort. Beaucoup de stations thermales ont un bassin ludique, utile les jours de pluie.
Quelle différence avec les Alpes ?
La fréquentation, d'abord : à sites comparables, les Pyrénées reçoivent une fraction des visiteurs alpins, et l'on y marche sans file d'attente. Les prix ensuite, inférieurs d'un quart à un tiers sur l'hébergement comme sur les forfaits. Les Alpes ont en revanche des domaines skiables plus vastes, un enneigement plus régulier en haute altitude et davantage de stations d'altitude. Les Pyrénées gardent des villages vivants en fond de vallée, ce qui est devenu rare ailleurs.
Faut-il une voiture ?
Presque toujours oui. Quelques vallées sont desservies par le train — Cauterets par Lourdes, Ax-les-Thermes, Villefranche-de-Conflent par le Train jaune, Luchon — et permettent un séjour sans voiture si l'on reste dans la vallée. Pour tout le reste, la voiture est nécessaire : les sites sont dispersés et les cols fermés une partie de l'année. Vérifiez auprès du propriétaire si l'accès demande des équipements hiver.
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