Location de vacances en Grèce
entre particuliers, sans commission
Six mille îles, dont deux cents habitées, et un continent que les visiteurs oublient souvent alors qu'il porte la moitié de ce qui vaut le voyage. La Grèce est l'un des pays d'Europe où le rapport entre ce qu'on dépense et ce qu'on reçoit reste le plus favorable — à condition de ne pas suivre exactement le même chemin que tout le monde.
Louer en direct auprès du propriétaire y résout la question qui décide de tout : les liaisons maritimes. Les horaires changent d'une semaine à l'autre, les traversées s'annulent par vent fort, et l'écart entre un ferry rapide et un ferry lent peut représenter trois heures. Un propriétaire qui vit sur l'île sait quelle compagnie tient ses horaires en juillet, et si le meltem risque de vous coincer un jour de plus.
La Grèce a accueilli 40,7 millions de visiteurs internationaux en 2024, croisiéristes compris, pour 21,6 milliards d'euros de recettes. Banque de Grèce, données définitives 2024, 2024 — source
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Choisir son archipel
Les Cyclades sont l'image d'Épinal — maisons blanches, portes bleues, mer profonde — et l'archipel le plus fréquenté. Santorin et Mykonos concentrent l'affluence et les tarifs les plus élevés d'Europe du Sud en août. Naxos, Paros, Milos, Sifnos, Folégandros et Amorgos offrent les mêmes paysages avec une vie locale intacte et des prix deux à trois fois inférieurs.
Les îles Ioniennes, à l'ouest — Corfou, Céphalonie, Zakynthos, Lefkada, Ithaque — sont vertes, montagneuses, avec des plages de galets clairs et une eau turquoise. Elles sont moins ventées que les Cyclades, plus proches de l'Italie, et se rejoignent en vol direct depuis la France en été.
La Crète est un pays à elle seule : deux cent cinquante kilomètres de long, des montagnes à deux mille cinq cents mètres, des gorges, des palais minoens et deux villes vénitiennes — La Canée et Réthymnon. C'est l'île où l'on peut passer trois semaines sans se répéter, et celle où la saison est la plus longue, d'avril à novembre.
Le Dodécanèse — Rhodes, Kos, Symi, Patmos, Karpathos — mêle influences turques, italiennes et byzantines. Le Péloponnèse, enfin, est le grand oublié : sites antiques majeurs — Olympie, Mycènes, Épidaure —, villages de pierre du Magne, plages désertes, et des tarifs continentaux.
Les ferries, qui décident du voyage
Toute la logistique grecque tient dans les liaisons maritimes, et c'est le point où les séjours se compliquent. Les horaires de la saison suivante ne sortent qu'en février ou mars ; réserver un enchaînement d'îles en janvier n'est donc pas possible, et c'est normal.
Deux types de bateaux. Les ferries conventionnels sont lents, bon marché, stables et transportent les voitures. Les high-speed vont deux fois plus vite, coûtent le double, prennent parfois les voitures, et sont les premiers annulés par vent fort. Sur une liaison sensible, le lent est souvent le choix sûr.
Le meltem est le vent du nord de l'été égéen : il souffle par périodes de trois à six jours en juillet et en août, parfois violemment. Il rafraîchit, il rend certaines plages inutilisables, et il annule des traversées. La règle qui évite les vols manqués : ne jamais prévoir de reprendre l'avion le lendemain d'une traversée. Prévoyez une nuit à Athènes ou sur l'île de départ.
Un seul port d'Athènes ne suffit pas à savoir où aller : Le Pirée dessert la plupart des Cyclades et la Crète, Rafina est plus proche de l'aéroport et sert Andros, Tinos et Mykonos, Lavrio dessert Kea et Kythnos. Ce sont trois ports distincts, à une heure les uns des autres.
Ce qui se mange, et ce que cela coûte
La table grecque est l'une des moins chères d'Europe occidentale et l'une des plus régulières : une taverne de village sert un repas complet — salade, poisson ou viande grillée, vin en carafe — entre quinze et vingt-cinq euros par personne. Le principe local est de commander plusieurs plats à partager plutôt qu'un plat par convive.
Le repère qui ne trompe pas : une taverne où le poisson est affiché au kilo et où l'on vous montre la caisse avant de peser. Le poisson frais se paie entre quarante et soixante-dix euros le kilo selon l'espèce — un kilo nourrit deux personnes. Les cartes plastifiées à photographies, sur les fronts de mer les plus passants, sont l'inverse du repère.
Chaque île a sa production : les câpres de Sifnos, la fava de Santorin, le graviera de Naxos, le kopanisti de Mykonos, les tomates séchées, le miel de thym. Les petites épiceries de village vendent l'huile d'olive du producteur d'à côté, à un prix sans rapport avec celui d'une boutique d'aéroport.
Le vin grec a changé en vingt ans. L'assyrtiko de Santorin, blanc sec, minéral, salin, est l'un des grands blancs de Méditerranée ; le moschofilero du Péloponnèse et l'agiorgitiko de Némée méritent aussi mieux que leur réputation. Une bouteille de domaine se trouve entre huit et quinze euros.
Quand partir, et à quoi s'attendre
Mai, juin, septembre et la première moitié d'octobre sont les meilleures périodes : vingt-cinq à trente degrés, une mer à vingt-deux en juin et vingt-cinq en septembre, les sites antiques praticables et des tarifs de moitié inférieurs à ceux d'août.
Juillet et août sont très chauds — trente-cinq à quarante degrés sur le continent et en Crète — très fréquentés, et c'est la saison du meltem. Les tarifs de Santorin, Mykonos et Paros doublent ou triplent. Les grands sites antiques ferment souvent leurs portes en début d'après-midi les jours de canicule.
Avril et fin octobre ont un autre intérêt : le Péloponnèse, la Crète et les Ioniennes sont verts et fleuris, la lumière est superbe, les sites archéologiques sont vides. La baignade est courte, et beaucoup d'établissements des petites îles sont fermés — sur une île comme Folégandros, la saison ne commence vraiment qu'en mai.
Une précision utile pour les sites antiques : l'Acropole, Delphes, Olympie et Mycènes s'ouvrent à huit heures. Y être à l'ouverture, c'est deux heures de fraîcheur et l'essentiel du site pour soi ; à onze heures en juillet, c'est une épreuve.
La règle absolue
Ne jamais reprendre l'avion le lendemain d'une traversée. Le meltem annule des ferries plusieurs jours par été — prévoyez une nuit tampon à Athènes.
Le bon choix
Naxos, Paros, Milos, Sifnos ou Amorgos plutôt que Santorin et Mykonos : les mêmes paysages, une vie locale intacte, et deux à trois fois moins cher.
Le bon réflexe
Les sites antiques ouvrent à huit heures. Y être à l'ouverture, c'est deux heures de fraîcheur et le site pour soi ; à onze heures en juillet, c'est une épreuve.
Louer en direct — Grèce
Quel budget pour une semaine en Grèce ?
Comptez 500 à 900 € la semaine pour quatre personnes en mai, juin ou septembre, dans une maison à Naxos, en Crète, dans le Péloponnèse ou sur une île ionienne. En août, la même maison passe à 1 200 – 2 200 €, et Santorin ou Mykonos jouent dans une tout autre catégorie. Ajoutez les ferries — 25 à 70 € par personne et par traversée selon la vitesse — et une voiture de location, souvent nécessaire. Manger reste bon marché : 15 à 25 € par personne dans une taverne. En louant en direct, aucune commission ni frais de service ne s'ajoutent au prix affiché.
Combien d'îles peut-on voir en une semaine ?
Deux, trois au maximum, et deux est plus agréable. Chaque changement d'île coûte une demi-journée entre le rendu de la voiture, le port, la traversée et l'installation. Un enchaînement classique et confortable : trois nuits à Naxos, quatre à Paros ou Amorgos, avec une nuit à Athènes avant le vol retour. Vouloir en faire cinq revient à passer la semaine dans les ports.
Comment fonctionnent les ferries ?
Les horaires de la saison sortent en février ou mars seulement — impossible de tout caler en janvier. Les ferries conventionnels sont lents, bon marché et stables ; les high-speed vont deux fois plus vite pour le double du prix, mais sont les premiers annulés par vent fort. Athènes a trois ports distincts : Le Pirée pour la plupart des Cyclades et la Crète, Rafina pour Andros, Tinos et Mykonos, Lavrio pour Kea et Kythnos. Vérifiez lequel dessert votre île avant de réserver un hôtel à Athènes.
Quelle est la meilleure période ?
Mai, juin, septembre et la première moitié d'octobre. La mer est à vingt-deux degrés dès juin et à vingt-cinq en septembre, les sites antiques sont praticables, et les tarifs valent la moitié de ceux d'août. Juillet et août sont très chauds, très fréquentés et ventés — c'est la saison du meltem. Avril et fin octobre sont superbes pour le Péloponnèse, la Crète et les Ioniennes, mais beaucoup d'établissements des petites îles sont encore ou déjà fermés.
Faut-il une voiture ?
Sur les grandes îles — Crète, Rhodes, Corfou, Naxos — et dans le Péloponnèse, oui : les plages et les villages sont dispersés et les bus rares. Sur les petites îles, un scooter ou un quad suffit souvent, et certaines se parcourent en bus. En Crète et dans le Péloponnèse, la voiture est indispensable. Réservez-la à l'avance en été : les agences des îles sont vides dès la première semaine de juillet, et les tarifs de dernière minute doublent.
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