Location de vacances en Croatie
entre particuliers, sans commission
Mille sept cents kilomètres de côte continentale, plus de mille îles, et une eau d'une transparence qui surprend même ceux qui connaissent la Méditerranée : la mer Adriatique n'a presque pas de plateau continental et très peu de fleuves, ce qui explique cette clarté. La Croatie tient dans un ruban étroit entre les montagnes et la mer, et se traverse du nord au sud en une journée de route.
Louer en direct auprès du propriétaire est ici la manière habituelle de voyager : le pays s'est construit sur la location privée — les apartmani et les sobe — bien avant l'arrivée des plateformes, et une large part des logements appartiennent à des familles qui vivent au-dessus ou à côté. C'est aussi ce qui donne accès aux choses qui ne s'affichent pas : la crique sans nom, le bateau du voisin, la konoba où l'on mange le poisson du jour.
La Croatie a accueilli 18,5 millions de touristes étrangers en 2025, pour un pays de moins de quatre millions d'habitants. Direction générale du Trésor, fiche Croatie, 2025 — source
Nos hébergements — Croatie
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Du nord au sud, trois pays en un
L'Istrie, la péninsule du nord, est la plus proche de l'Italie et lui ressemble : villes vénitiennes de Rovinj et de Poreč, arènes romaines de Pula, villages perchés de Motovun et de Grožnjan à l'intérieur, truffes, huile d'olive et vignobles de malvoisie. C'est la région la plus verte, la plus gastronomique, et la plus accessible en voiture depuis la France — mille cent kilomètres de Lyon.
Le Kvarner, autour de Rijeka, réunit les grandes îles de Krk, Cres, Rab et Lošinj, l'élégante Opatija et les montagnes du Velebit juste derrière. C'est la partie la moins fréquentée par les visiteurs français, avec des tarifs sensiblement plus doux.
La Dalmatie centrale, autour de Split et de Zadar, concentre les îles les plus courues — Hvar, Brač, Vis, Korčula —, le palais de Dioclétien qui est un quartier habité et non un musée, et les parcs nationaux de Krka et des Kornati. C'est le cœur touristique du pays.
La Dalmatie du Sud, autour de Dubrovnik, est la plus spectaculaire et la plus chère. Dubrovnik intra-muros reçoit une affluence considérable dès qu'un paquebot accoste ; la presqu'île de Pelješac, l'île de Mljet et Cavtat, tout proches, offrent le même paysage sans la foule.
L'eau, les plages et ce qu'il faut savoir
Les plages croates sont en galets ou en dalles rocheuses, presque jamais en sable. C'est ce qui explique la transparence de l'eau, et c'est la première surprise des familles. La conséquence pratique est simple : des chaussons de baignade sont indispensables, pour les enfants comme pour les adultes. On en trouve partout sur place, pour quelques euros.
L'oursin et la vive sont les deux inconforts locaux, tous deux réglés par les mêmes chaussons. Les méduses sont rares en Adriatique.
La bora est le vent descendant du nord-est : sec, violent, par rafales, il souffle surtout de l'automne au printemps mais peut se lever en été pendant un ou deux jours. Elle rafraîchit l'eau, ferme certaines lignes de bateau et rend la mer difficile sur la côte exposée. Le jugo, vent du sud-est, apporte au contraire la houle et la pluie.
L'eau est plus fraîche qu'on ne l'imagine en début de saison : dix-huit à vingt degrés en mai, vingt-trois à vingt-cinq en juillet et août, vingt-trois encore fin septembre. Septembre est le meilleur mois pour la baignade.
Les parcs nationaux, et l'heure d'y aller
La Croatie compte huit parcs nationaux et onze parcs naturels, sur un territoire grand comme un dixième de la France. Trois valent le déplacement à eux seuls.
Plitvice — seize lacs en terrasses reliés par des cascades, dans une forêt de hêtres — est classé au patrimoine mondial et reçoit plus d'un million de visiteurs par an. Les billets se réservent en ligne, à l'avance et par créneau horaire : en juillet et en août, les entrées se vendent plusieurs jours à l'avance. Le créneau de sept ou huit heures est le seul qui permette de marcher sans file.
Krka, plus au sud, est plus court à visiter et plus facile d'accès depuis Split ou Šibenik : une succession de chutes et de passerelles en bois. La baignade au pied de la grande cascade y est désormais interdite — l'information circule encore mal.
Les Kornati sont un archipel de quatre-vingt-neuf îles calcaires presque nues, à visiter en bateau depuis Murter ou Zadar : une journée, souvent avec repas de poisson à bord. C'est le paysage le plus singulier du pays. Mljet, au sud, ajoute deux lacs salés et un monastère bénédictin sur un îlot.
Manger, boire et se déplacer
La cuisine croate se partage en deux : le poisson grillé, le poulpe cuit sous cloche — la peka —, le risotto noir et les huîtres de Ston sur la côte ; la viande, les ćevapi et les ragoûts à l'intérieur. La konoba est la taverne familiale, et c'est là qu'on mange le mieux pour le moins cher.
Le poisson se paie au kilo, entre quarante et quatre-vingts euros selon l'espèce — on vous le montre avant de le peser. C'est l'usage, et il faut le connaître pour ne pas être surpris par l'addition. Un repas complet en konoba revient à vingt ou trente euros par personne, moitié moins qu'à Dubrovnik intra-muros.
Le vin croate mérite l'attention : le plavac mali de la presqu'île de Pelješac — Dingač, Postup — pour les rouges puissants, la malvoisie d'Istrie et le pošip de Korčula pour les blancs. Les domaines reçoivent, et les prix restent bas.
La voiture est le meilleur moyen de circuler, la côte étant desservie par une seule route littorale et une autoroute intérieure. Attention à un détail : la route côtière traverse quelques kilomètres de Bosnie-Herzégovine à Neum — le pont de Pelješac permet désormais de l'éviter, mais les GPS anciens envoient encore par là. Les ferries de Jadrolinija relient les îles ; les traversées avec voiture se réservent en été.
L'objet indispensable
Des chaussons de baignade. Les plages sont en galets ou en dalles — c'est ce qui rend l'eau si claire — et les oursins sont là. Quelques euros sur place.
Ce qui se réserve
Plitvice : billets en ligne par créneau horaire, plusieurs jours à l'avance en été. Le créneau de 7 h ou 8 h est le seul qui permette de marcher sans file.
Quand partir
Juin et septembre. L'eau est à vingt-trois degrés, les îles respirent, et les tarifs valent la moitié de ceux d'août. Septembre est le meilleur mois pour la baignade.
Louer en direct — Croatie
Quel budget pour une semaine en Croatie ?
Comptez 500 à 900 € la semaine pour quatre personnes en juin ou septembre, dans un appartement en Istrie, en Kvarner ou en Dalmatie centrale. En août, la même location va de 900 à 1 800 €, et une villa avec piscine près de Split ou de Dubrovnik nettement au-delà. Manger reste bon marché hors des centres historiques : 20 à 30 € par personne en konoba. Le pays a adopté l'euro en 2023, ce qui supprime tout change. En louant en direct, aucune commission ni frais de service ne s'ajoutent au prix affiché.
Les plages sont-elles adaptées aux enfants ?
Oui, mais pas comme en France : elles sont en galets ou en dalles rocheuses, presque jamais en sable. L'eau y est d'une transparence remarquable et l'entrée est souvent en pente douce, ce qui convient bien aux jeunes enfants — à condition d'avoir des chaussons de baignade, indispensables contre les galets et les oursins. Quelques plages de sable existent, notamment Zlatni Rat sur l'île de Brač et la baie de Lopar sur Rab ; elles sont très fréquentées en été.
Quelle région choisir ?
L'Istrie pour un premier séjour en voiture depuis la France — c'est la plus proche, la plus verte, la plus gastronomique, et il y a autant à faire à l'intérieur que sur la côte. La Dalmatie centrale, autour de Split, pour les îles et les parcs nationaux : c'est le meilleur équilibre entre mer et patrimoine. La Dalmatie du Sud pour Dubrovnik, à condition de loger à Cavtat ou sur Pelješac plutôt qu'intra-muros. Le Kvarner si vous cherchez des tarifs doux et peu de monde.
Quand partir ?
Juin et septembre. L'eau est à vingt-trois degrés dans les deux cas, les îles respirent, les parcs nationaux se visitent sans file et les tarifs valent la moitié de ceux d'août. Juillet et août sont chauds, très fréquentés, et Dubrovnik comme Hvar y sont difficiles. Mai et octobre sont excellents pour l'Istrie, les parcs et les villes, avec une baignade plus fraîche. Hors saison, une partie des îles ferme presque entièrement.
Faut-il une voiture, et comment circuler entre les îles ?
La voiture est le meilleur choix sur le continent : la côte est desservie par une route littorale spectaculaire et une autoroute intérieure rapide. Un point à connaître : la route côtière traversait quelques kilomètres de Bosnie-Herzégovine à Neum, avec contrôle de frontière ; le pont de Pelješac permet désormais de l'éviter, mais les GPS anciens envoient encore par là — vérifiez l'itinéraire. Entre les îles, les ferries de Jadrolinija sont fréquents et bon marché ; les traversées avec voiture se réservent en juillet et en août.
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