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Location de vacances en Italie
entre particuliers, sans commission

Vingt régions qui n'ont rien à voir entre elles, du Piémont alpin à la Sicile africaine, et une densité de patrimoine qui n'a d'équivalent nulle part : l'Italie compte le plus grand nombre de sites classés au patrimoine mondial de la planète. C'est aussi, depuis 2024, la deuxième destination touristique de l'Union européenne en nombre de nuitées.

Louer en direct auprès du propriétaire y change deux choses très concrètes. La première est la tassa di soggiorno, la taxe de séjour, presque toujours à régler en espèces sur place et jamais incluse dans le prix affiché — mieux vaut le savoir en arrivant. La seconde est le stationnement : la plupart des centres historiques italiens sont des ZTL, zones à trafic limité, où entrer en voiture coûte une amende automatique. Seul quelqu'un du lieu sait où s'arrêter.

L'Italie a enregistré 466,2 millions de nuitées en 2024, un record absolu, dont 54,5 % de clientèle étrangère. Istat, « I flussi turistici — anno 2024 », 2024 — source

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Cinq Italies, et laquelle choisir

La Toscane et l'Ombrie sont l'Italie que la plupart des visiteurs ont en tête : collines, cyprès, villes d'art à distance de voiture, agritourismes avec piscine. Le Chianti et le val d'Orcia sont les plus demandés et les plus chers ; la Maremme au sud, la Lunigiana au nord et toute l'Ombrie coûtent nettement moins pour des paysages comparables.

Les lacs — Côme, Garde, Majeur, Iseo — offrent un microclimat, des jardins botaniques et une architecture de villas du XIXᵉ siècle. Le lac de Garde est le plus familial et le mieux équipé ; celui de Côme, le plus spectaculaire et le plus cher ; le lac Majeur et le lac d'Iseo restent plus calmes.

Les Pouilles, dans le talon, sont la destination qui a le plus progressé en dix ans : trulli de la vallée d'Itria, villes blanches d'Ostuni et de Locorotondo, baroque de Lecce, huit cents kilomètres de côte. Les tarifs y restent inférieurs à ceux de la Toscane, et l'été y est très chaud.

La côte amalfitaine et le golfe de Naples concentrent le plus fort rapport entre beauté et difficulté : routes étroites, stationnement quasi impossible, tarifs élevés, affluence extrême de juin à septembre. Sublime en mai et en octobre. La Sicile et la Sardaigne, enfin, sont des voyages en soi — une semaine n'y suffit pas, et la voiture y est indispensable.

Les ZTL, la taxe de séjour et les autres pièges

Les ZTL — zone a traffico limitato — sont le premier motif d'amende des visiteurs étrangers en Italie. Presque tous les centres historiques en sont pourvus : des caméras lisent la plaque, l'amende arrive au domicile plusieurs mois plus tard, souvent majorée par le loueur de voiture. Il n'y a ni barrière ni contrôle sur place, seulement un panneau rond blanc bordé de rouge.

La règle pratique : ne jamais entrer dans un centre historique en voiture sans avoir demandé au propriétaire. Si le logement est dans une ZTL, il peut faire enregistrer votre plaque auprès de la commune — mais cela se fait à l'avance, pas après coup.

La taxe de séjour varie de un à sept euros par personne et par nuit selon la ville, s'applique dès seize ou dix-huit ans, et se paie presque toujours en espèces à l'arrivée. Elle n'est jamais comprise dans le prix affiché, quelle que soit la plateforme. Pour une famille de quatre à Florence sur une semaine, cela représente plus de cent euros.

Un point de sécurité : en Italie, le logeur est tenu de déclarer ses hôtes à la police dans les vingt-quatre heures. On vous demandera donc une pièce d'identité pour chaque adulte à l'arrivée. C'est légal, obligatoire, et cela n'a rien d'inhabituel.

Quand partir, et ce que cela change

Mai, juin, septembre et octobre sont les meilleurs mois presque partout : vingt-cinq degrés, la mer baignable dès la mi-juin au sud, les villes praticables, et des tarifs de location inférieurs de trente à cinquante pour cent à ceux d'août.

Août est à éviter si l'on a le choix, pour une raison italienne autant que touristique : autour du 15 août — le Ferragosto — une partie du pays ferme. Commerces, restaurants et ateliers baissent le rideau une à deux semaines, surtout dans les grandes villes du Nord, tandis que les côtes se remplissent d'Italiens.

La chaleur du Sud en juillet et août est réelle : trente-cinq à quarante degrés dans les Pouilles, en Sicile et dans les plaines intérieures. Une maison sans climatisation y devient difficile — c'est une question à poser explicitement, la mention « ventilateur » n'est pas la même chose.

L'hiver a ses destinations : Rome, Naples, Palerme et la Sicile restent douces et se visitent très bien de novembre à mars, avec des locations à prix bas et des musées sans file. Les lacs et la Toscane, en revanche, se referment largement.

Manger et se déplacer sans se tromper

La règle la plus utile à table : on mange local ou on mange mal. La cuisine italienne n'existe pas au singulier — elle est régionale jusqu'à la commune. Chercher une carbonara à Palerme ou un pesto à Lecce, c'est commander le plat que le cuisinier fait le moins souvent.

Le coperto — un à trois euros par personne — est le couvert, et il est normal. Le service est compris ; le pourboire n'est pas attendu, quelques pièces suffisent. Un restaurant qui affiche un menu traduit en cinq langues avec photographies, dans une rue touristique, est presque toujours un mauvais choix : trois rues plus loin, la même addition achète autre chose.

Le train est excellent entre les grandes villes : Rome-Florence en une heure et demie, Milan-Venise en deux heures et quart, à des tarifs bas si l'on réserve à l'avance. Deux compagnies se font concurrence sur les lignes à grande vitesse, ce qui tire les prix vers le bas.

La voiture n'est utile qu'à la campagne — Toscane, Ombrie, Pouilles, Sicile — et devient un handicap en ville. La combinaison qui marche : train jusqu'à la région, voiture louée sur place, logement hors du centre historique.

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L'erreur à ne pas faire

Entrer en voiture dans un centre historique sans vérifier la ZTL. Les caméras lisent la plaque, l'amende arrive des mois plus tard, majorée par le loueur.

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À prévoir en espèces

La taxe de séjour : 1 à 7 € par personne et par nuit, jamais comprise dans le prix affiché, réglée à l'arrivée. Plus de 100 € pour quatre à Florence sur une semaine.

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Quand partir

Mai, juin, septembre, octobre. Autour du Ferragosto — le 15 août — une partie du pays ferme, y compris commerces et restaurants dans les grandes villes.

Questions fréquentes

Louer en direct — Italie

Quel budget pour une semaine en Italie ?

Comptez 600 à 1 100 € la semaine pour quatre personnes en mai ou en septembre, dans une maison en Ombrie, dans les Pouilles ou en Sicile intérieure. En Toscane du Chianti ou sur le lac de Côme en août, une maison avec piscine va de 2 000 à 5 000 €. La côte amalfitaine est la plus chère du pays. À cela s'ajoutent la taxe de séjour, réglée sur place, et le carburant, plus cher qu'en France. En louant en direct, aucune commission ni frais de service ne s'ajoutent au prix affiché.

Qu'est-ce qu'une ZTL, et comment l'éviter ?

Une zone à trafic limité : un périmètre du centre historique interdit aux véhicules non autorisés, signalé par un panneau rond blanc bordé de rouge et surveillé par caméra. Il n'y a ni barrière ni agent — l'amende arrive au domicile plusieurs mois plus tard, souvent majorée de frais par le loueur de voiture. Si votre logement se trouve dans une ZTL, le propriétaire peut faire enregistrer votre plaque auprès de la commune, mais cela se fait avant l'arrivée. Demandez-le systématiquement.

La taxe de séjour est-elle comprise dans le prix ?

Non, jamais, quelle que soit la façon dont vous réservez. Elle est fixée par chaque commune — de 1 à 7 € par personne et par nuit — s'applique généralement à partir de seize ou dix-huit ans, et se paie à l'arrivée, le plus souvent en espèces. Certaines villes la plafonnent au bout de quelques nuits. Prévoyez le montant en liquide : beaucoup de propriétaires n'ont pas de terminal de paiement.

Quelle région pour un premier séjour ?

La Toscane ou l'Ombrie si vous voulez des villes d'art à distance de voiture et des paysages de collines : c'est le meilleur équilibre entre culture, table et facilité. Les Pouilles si vous cherchez la mer avec un vrai dépaysement architectural et des tarifs plus doux. Les lacs si vous voyagez avec de jeunes enfants — tout y est court, équipé et accessible en bateau. Gardez la Sicile, la Sardaigne et la côte amalfitaine pour un séjour où elles seront le seul but.

Faut-il une voiture ?

À la campagne, oui : la Toscane, l'Ombrie, les Pouilles et la Sicile ne se visitent pas autrement. En ville, non — elle devient un handicap coûteux entre les ZTL et le stationnement. La formule qui fonctionne le mieux : le train à grande vitesse pour rejoindre la région, une voiture louée sur place, et un logement hors du centre historique. Entre grandes villes, le train bat la voiture sur le temps comme sur le prix.

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