Location de vacances en Normandie
entre particuliers, sans commission
Six cents kilomètres de côte, des falaises d'Étretat aux plages du Débarquement, et derrière elles un bocage de haies, de pommiers et de maisons à colombages. La Normandie est la région de France la plus proche de Paris qui donne vraiment sur la mer : deux heures de route jusqu'à Deauville, deux heures de train jusqu'à Rouen. C'est ce qui explique son rythme particulier — une région de week-ends autant que de séjours longs.
Louer en direct auprès du propriétaire y trouve un usage précis. La Normandie se visite par temps changeant : une journée y contient souvent quatre météos, et le programme se décide le matin même. Un propriétaire qui vit sur place vous dira quelle plage est abritée du vent d'ouest, à quelle heure la marée découvre le Mont-Saint-Michel, et quel musée vaut une matinée de pluie. C'est le genre de conseil qui change un séjour, et il ne se trouve dans aucun guide.
Les hébergements collectifs normands ont enregistré plus de 12,2 millions de nuitées sur la saison estivale 2024, d'avril à septembre. Insee, Flash Normandie n° 146, 2024 — source
Nos hébergements — Normandie
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Cinq Normandies
La côte d'Albâtre, au nord, va du Tréport au Havre : des falaises de craie blanche coupées de valleuses, Étretat et ses arches, Fécamp, Veules-les-Roses, Saint-Valery-en-Caux. C'est la partie la plus spectaculaire du littoral, et la moins balnéaire — les plages sont de galets et l'eau est fraîche.
La côte Fleurie — Honfleur, Deauville, Trouville, Villers, Houlgate, Cabourg — est la Normandie des villas Belle Époque et des planches. Vingt kilomètres de sable fin, des marchés, et la fréquentation la plus dense de la région le week-end. Les tarifs y sont les plus élevés.
Les plages du Débarquement — d'Ouistreham à Utah Beach, en passant par Arromanches, Omaha et Pointe du Hoc — forment un ensemble de mémoire de quatre-vingts kilomètres, avec Bayeux comme base naturelle. La ville a été épargnée par les combats : sa cathédrale, ses ruelles et sa tapisserie sont intactes.
Le Cotentin, la grande presqu'île du nord-ouest, est la Normandie la moins fréquentée et la plus sauvage : le nez de Jobourg, les havres de la côte ouest, Barfleur et Saint-Vaast-la-Hougue à l'est, Granville et les îles Chausey au sud. Les tarifs de location y sont les plus doux du littoral.
L'intérieur enfin — le pays d'Auge, la Suisse normande, le Perche, la vallée de la Seine — est un pays de manoirs, de haras et de vergers. Une longère avec du terrain s'y loue pour la moitié du prix d'un appartement à Deauville, à quarante minutes de la mer.
Les marées, qui commandent tout
La Normandie connaît les plus fortes marées d'Europe continentale : jusqu'à quatorze mètres de marnage dans la baie du Mont-Saint-Michel, où la mer se retire sur quinze kilomètres et revient plus vite qu'un homme ne marche. Sur toute la côte, l'horaire des marées décide de ce qu'on peut faire dans la journée.
La pêche à pied est une institution : coques, palourdes, praires, étrilles se ramassent à marée basse de grand coefficient, sur les havres du Cotentin, à Saint-Vaast, à Blainville ou à Gouville. Les tailles minimales et les quotas sont affichés en mairie et à l'entrée des plages, et ils sont contrôlés. Un propriétaire local vous dira où, quand et avec quel outil.
La traversée de la baie du Mont-Saint-Michel ne se fait qu'accompagné d'un guide : les sables mouvants et la vitesse du flot rendent la course dangereuse pour qui ne connaît pas. Comptez trois à cinq heures et une réservation.
Le coefficient de marée — un nombre entre 20 et 120 publié dans tous les journaux locaux — est l'information à regarder. Au-dessus de 90, le Mont-Saint-Michel redevient une île et les grandes marées valent le spectacle ; en dessous de 50, la mer ne découvre presque rien et la pêche à pied ne donne pas.
La mémoire du Débarquement
Quatre-vingts kilomètres de côte, cinq plages de débarquement, une trentaine de musées et de cimetières militaires. C'est le premier motif de visite de la région, et il se prépare : voir l'ensemble en une journée n'a pas de sens, et le faire mal gâche le sujet.
Le minimum utile tient en une journée et demie : le cimetière américain de Colleville et la plage d'Omaha le matin, la Pointe du Hoc ensuite, Arromanches et les vestiges du port artificiel Mulberry l'après-midi. Le lendemain, le musée du Débarquement d'Utah Beach et Sainte-Mère-Église pour le versant aéroporté.
La tapisserie de Bayeux n'appartient pas à cette histoire — elle raconte la conquête de l'Angleterre en 1066 — mais elle est à quinze minutes des plages et c'est l'un des objets les plus extraordinaires que l'on puisse voir en France : soixante-dix mètres de broderie du XIᵉ siècle, lisibles comme une bande dessinée.
Les 6 juin sont un moment particulier, avec des commémorations, des parachutages et une affluence considérable ; les hébergements de tout le Bessin se réservent un an à l'avance pour cette semaine-là.
Le cidre, le fromage et la table
Le pays d'Auge produit le calvados, le pommeau et les quatre grands fromages normands — camembert, livarot, pont-l'évêque, neufchâtel. La route du Cidre, une boucle de quarante kilomètres autour de Cambremer et Beuvron-en-Auge, relie une vingtaine de producteurs qui reçoivent sans rendez-vous. C'est l'une des rares routes gastronomiques françaises où l'on entre vraiment chez les gens.
Les marchés valent le détour : Bayeux le samedi, Saint-Vaast le samedi, Honfleur le samedi matin, Dives-sur-Mer dans ses halles médiévales. On y trouve les coquilles Saint-Jacques d'octobre à mai — la baie de Seine en est le premier gisement français — et les huîtres de Saint-Vaast, de Blainville et d'Utah Beach toute l'année.
Le prix d'un repas varie du simple au double entre le littoral touristique et l'intérieur. Un menu du jour dans une auberge du pays d'Auge ou du Perche se trouve à seize ou dix-huit euros ; le même sur les planches de Deauville en coûte trente-cinq.
Un mot sur les huîtres : elles se mangent toute l'année en Normandie, y compris les mois sans « r ». La règle ancienne visait la reproduction, qui rend l'huître laiteuse ; les huîtres triploïdes vendues aujourd'hui ne connaissent pas ce changement.
L'information à regarder
Le coefficient de marée, publié chaque jour. Au-dessus de 90, le Mont-Saint-Michel redevient une île et la pêche à pied donne ; en dessous de 50, la mer ne découvre presque rien.
Quand partir
Mai, juin et septembre : la lumière est la meilleure, les tarifs sont bas et la côte Fleurie respire. Juillet-août est dense sur le littoral, jamais dans le bocage.
Le bon choix
Une longère du pays d'Auge ou du Perche coûte la moitié d'un appartement à Deauville, à quarante minutes de la même mer — et vous y aurez du terrain.
Louer en direct — Normandie
Quel budget pour une semaine en Normandie ?
Comptez 450 à 800 € la semaine pour quatre personnes hors saison, dans une maison du bocage ou du Cotentin. Sur la côte Fleurie — Deauville, Trouville, Cabourg — une location familiale en juillet ou août va de 1 200 à 2 500 €, et une villa avec jardin bien au-delà. L'intérieur reste deux fois moins cher que le littoral toute l'année. En louant en direct, aucune commission ni frais de service ne s'ajoutent au prix affiché.
Quelle est la meilleure période ?
Mai, juin et septembre. La lumière normande y est à son meilleur — c'est celle qui a fait venir les impressionnistes — les jardins sont ouverts, les tarifs sont bas et la côte n'est pas saturée. Juillet et août sont chauds mais chargés sur le littoral, avec des week-ends difficiles à Deauville et Honfleur. D'octobre à mars, la région se visite très bien pour peu qu'on accepte le temps : c'est la saison des coquilles Saint-Jacques et des grandes marées.
Combien de jours faut-il pour les plages du Débarquement ?
Une journée et demie pour l'essentiel : Colleville et Omaha, la Pointe du Hoc, Arromanches le premier jour ; Utah Beach et Sainte-Mère-Église le second. Vouloir tout voir en une journée conduit à traverser quatre-vingts kilomètres sans rien regarder. Bayeux est la meilleure base : centrale, épargnée par les combats, et avec la tapisserie à quinze minutes des plages.
Peut-on se baigner en Normandie ?
Oui, de fin juin à début septembre, avec une eau entre dix-sept et vingt degrés — froide au premier contact, supportable ensuite. Les plages de sable de la côte Fleurie et de la côte de Nacre sont les plus adaptées aux enfants, avec des pentes très douces. La côte d'Albâtre est en galets et son eau est plus fraîche. Sur la côte ouest du Cotentin, l'eau se réchauffe vite à marée montante au-dessus du sable découvert.
Faut-il une voiture ?
Pour le littoral proche de Paris — Rouen, Le Havre, Deauville, Trouville, Cabourg — le train suffit, ces villes ayant une gare. Pour tout le reste — plages du Débarquement, Cotentin, pays d'Auge, Suisse normande, Mont-Saint-Michel — la voiture est nécessaire : la région est étendue et les sites sont dispersés. Comptez deux heures et demie de Honfleur au Mont-Saint-Michel.
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