
Algarve
Un littoral calcaire taillé en arches et en criques par l’Atlantique, et des maisons blanches couronnées de cheminées ouvragées qui ne ressemblent à nulle autre région portugaise. L’Algarve change de visage entre sa côte est, plate et lagunaire, et sa côte ouest, sauvage et tournée vers le large.
aucune adresse
L’Algarve occupe la frange la plus méridionale du Portugal, une bande côtière refermée au nord par une ligne de collines qui la sépare de l’Alentejo. On y distingue deux côtes qui ne se ressemblent pas : à l’est, le Sotavento s’abrite derrière la Ria Formosa, un système de lagunes et d’îles de sable bas que les tempêtes redessinent d’une saison à l’autre ; à l’ouest, le Barlavento expose ses falaises calcaires directement à l’Atlantique, creusées de grottes et d’arches que l’érosion façonne sans relâche. Entre les deux, la région change de ton presque village après village. C’est un calcaire doré, presque ocre à la lumière du soir, qui compose l’essentiel du littoral du Barlavento, et c’est sur lui que se sont bâties les maisons blanches qui font la réputation de la région. Leur blanc de chaux porte une signature que l’on ne trouve nulle part ailleurs au Portugal : la cheminée algarvia, une petite tour de plâtre ouvragé, percée et dentelée, héritée d’une architecture arrivée avec les Maures qui ont occupé la région pendant plusieurs siècles — c’est d’ailleurs leur nom qui subsiste dans celui de la province, Al-Gharb, « l’occident » du monde arabe médiéval. À Tavira, les maisons gardaient des toits-terrasses, les açoteias, où l’on faisait sécher le poisson ; à Olhão, les façades cubiques aux volumes empilés donnent à la ville un air nord-africain que l’on relève depuis longtemps. Les azulejos réapparaissent par endroits sur les façades, plus discrets qu’à Lisbonne ou à Porto. L’intérieur se divise lui aussi en deux bandes. Juste derrière la côte, le Barrocal reprend le même calcaire que les falaises et porte des vergers d’amandiers, de figuiers, de caroubiers et d’orangers, plantés sur une terre claire qui retient mal l’eau mais la restitue en fruits denses. Plus au nord, la Serra change de sol et de végétation : le schiste domine, couvert de chênes-lièges et d’eucalyptus, et quelques moulins à vent, aujourd’hui arrêtés, rappellent un temps où l’on montait moudre le grain loin de la côte. Le contraste entre les deux bandes se voit d’un coup d’œil depuis les hauteurs : un jardin taillé près de la mer, un maquis sec et ouvert au-dessus. Un séjour en Algarve s’organise presque toujours autour d’une maison blanche, avec sa cour ou sa terrasse à l’ombre d’un citronnier, et d’un rythme simple entre la plage du matin et le village du soir. Sur la côte est, on rejoint en bateau les îles de sable de la Ria Formosa, inaccessibles en voiture, pour une plage que la marée redessine. Sur la côte ouest, plus sauvage et bien moins construite, le rythme change : les falaises y sont plus hautes, le vent plus présent, et l’eau reste sensiblement plus froide, portée par un courant qui remonte du large — ce n’est pas la même mer que sur la côte abritée de l’est, et les deux ne se confondent jamais longtemps dans la même journée. On ne trouvera pas en Algarve de relief alpin ni de grande ville : la région tient sa promesse sur une bande étroite, entre une côte et une autre. Ce qu’on y cherche, c’est ce blanc des maisons qui tranche sur le calcaire doré, une crique que l’on atteint par un escalier taillé dans la roche, et ce jeu constant entre deux littoraux qui se tournent le dos — l’un vers une mer abritée et tiède, l’autre vers l’Atlantique ouvert, sans qu’aucun des deux ne résume vraiment la région.
Y aller, quand venir
Une voiture reste le moyen le plus simple de passer d’une plage à l’autre, les criques paraissant souvent plus proches sur une carte qu’elles ne le sont sur la route. Les ruelles des villages et des centres historiques se parcourent à pied, Tavira et Olhão gardant un tissu urbain étroit peu fait pour la voiture. L’été y est chaud et sec, tempéré par la brise sur la côte est ; la côte ouest, plus exposée au vent et à une mer plus fraîche, demande souvent un vêtement chaud même quand la côte abritée reste douce.
Les adresses à Algarve
Aucune adresse publiée ici pour le moment.
Où nous avons des adresses
Seuls les lieux qui en comptent au moins une figurent ici. La liste s’allonge à mesure que le catalogue grandit.