
Appartement Grande Plage
Biarritz · Nouvelle-Aquitaine
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Une trentaine de kilomètres de côte entre l’Adour et la Bidassoa, et derrière, à peine plus loin, les premiers contreforts des Pyrénées. Entre les deux tient tout le reste : des villages à colombages rouges, un fronton sur chaque place, une langue qui n’a de parenté connue avec aucune autre, et une houle qui a fait naître le surf européen.
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Le Pays basque français tient en trois provinces dont les noms servent encore à se repérer : le Labourd, le long de la côte et jusqu’à Bayonne ; la Basse-Navarre, autour de Saint-Jean-Pied-de-Port ; et la Soule, la plus orientale, la plus montagneuse et la moins fréquentée. L’ensemble est étroit : de la plage d’Hendaye aux premiers sommets il y a moins de trente kilomètres, et l’on passe de l’océan à la montagne dans la même matinée. La côte elle-même ne mesure qu’une trentaine de kilomètres, entre l’embouchure de l’Adour au nord et celle de la Bidassoa, qui fait frontière avec l’Espagne — et elle change de caractère tous les dix. Biarritz doit son allure à Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III, qui y fit bâtir une résidence en 1854 et attira derrière elle la cour puis une bonne partie de l’Europe ; la villa est aujourd’hui un hôtel, et la ville a gardé de cette période ses façades, son casino et son rocher de la Vierge. La même côte reçoit une houle d’ouest régulière, qui a fait naître le surf européen à la fin des années cinquante, d’abord sur la Côte des Basques. Saint-Jean-de-Luz, quelques kilomètres plus au sud, offre l’inverse : une des rares baies calmes de cette côte, fermée par trois digues bâties au XIXᵉ siècle pour tenir les tempêtes, un port de pêche encore actif, et l’église Saint-Jean-Baptiste où Louis XIV épousa Marie-Thérèse d’Autriche en 1660. Hendaye ferme la côte au sud sur trois kilomètres de sable. Bayonne, en retrait, à la confluence de l’Adour et de la Nive, garde ses quais, sa cathédrale gothique et une tradition du chocolat qui remonte aux familles venues du Portugal au XVIIᵉ siècle. À l’intérieur, la campagne monte vite. Espelette couvre ses façades de guirlandes de piments à la fin de l’été : la récolte court d’août à octobre, le séchage se fait dehors, et l’appellation d’origine couvre une dizaine de communes. Ainhoa et Sare, tout près, sont des villages-rues bâtis presque d’un seul tenant. Plus haut, la Rhune culmine à neuf cent cinq mètres et se gravit à pied ou par un petit train à crémaillère en service depuis 1924, qui met une trentaine de minutes ; du sommet, la vue porte de l’océan aux Pyrénées. Saint-Jean-Pied-de-Port est la dernière étape française du chemin de Compostelle avant le col de Roncevaux, et ses rues gardent les maisons de grès rose où logeaient les pèlerins. Plus à l’est encore, la Soule s’enfonce dans des gorges — Kakuetta, Holzarte et sa passerelle — et se visite beaucoup moins. La culture n’est pas ici un décor, et cela se voit à trois choses. La langue d’abord : l’euskara ne se rattache à aucune famille connue, il s’affiche sur les panneaux et s’entend dans les conversations. Le fronton ensuite : chaque village en a un, souvent adossé à l’église et à la mairie, et la pelote s’y joue sous plusieurs formes, à main nue, à la pala ou au chistera. Le bâti enfin : la maison labourdine présente une façade blanchie à la chaux, des colombages peints en rouge sombre ou en vert, et son pignon principal tourné vers l’est pour échapper aux pluies d’ouest, sous un toit souvent plus long d’un côté que de l’autre. La table suit la même logique : jambon de Bayonne, fromage de brebis Ossau-Iraty, gâteau basque, et le vignoble d’Irouléguy, le plus petit des Pyrénées. Il pleut ici plus qu’ailleurs sur cette côte, y compris en été, et le paysage le doit à cela : la campagne reste verte toute l’année, ce qui est rare à cette latitude. Les fêtes de village s’étalent de juin à septembre, Bayonne tenant les siennes fin juillet, en blanc et rouge, cinq jours durant. Le reste du temps on alterne, une matinée sur la côte et un après-midi dans la montagne, et il faut moins d’une heure pour passer de l’une à l’autre.
Aéroport de Biarritz-Pays basque à quelques minutes de la côte, gares TGV à Biarritz, Bayonne et Saint-Jean-de-Luz ; la côte se parcourt en train régional, mais l’intérieur demande une voiture. Septembre est souvent le meilleur mois : l’eau est à sa température la plus haute et les plages ont désarmé. Il pleut ici plus qu’ailleurs sur cette côte, y compris en été — prévoyez de quoi occuper une demi-journée à l’abri. Les fêtes de Bayonne, fin juillet, remplissent toute la région pendant cinq jours : qui ne vient pas pour elles a intérêt à décaler son séjour.

Biarritz · Nouvelle-Aquitaine

Saint-Jean-de-Luz · Nouvelle-Aquitaine

Biarritz · Nouvelle-Aquitaine

Espelette · Nouvelle-Aquitaine
Seuls les lieux qui en comptent au moins une figurent ici. La liste s’allonge à mesure que le catalogue grandit.